Quelle question !
Nous ne trouvons pas dans la Bible des textes qui fondent directement la démocratie moderne. En revanche, nous y lisons des principes qui ont pu nourrir des cultures politiques favorables à la dignité, à la justice, à la limitation du pouvoir et à la responsabilité collective. « Moïse choisit dans le peuple des hommes capables et les plaça à la tête du peuple comme chefs de « milliers », de « centaines », de « cinquantaines », et de « dizaines ». Ils étaient constamment à la disposition du peuple pour rendre la justice, réglant eux-mêmes les cas faciles et portant devant Moïse les affaires difficiles. » (Exo.19,25-26).
Cette idée de délégation des décisions et des pouvoirs est traduite et pratiquée sous la forme de la gouvernance collégiale de nos Églises à trois échelons différents : le national, le régional et le local. Toutefois, les élections ne sont précédées de campagnes électorales, mais par du discernement collégial que nous espérons sous l’éclairage de l’Esprit de Dieu et du Christ seul chef de nos Églises.
Jean-Jacques Rousseau dédie son livre De l’origine des causes de l’inégalité parmi les hommes au magistrat de Genève, ville dont la constitution est, selon lui, la meilleure possible.